Paul NICOLAS
(Cavaillon)

Une vigilance accrue en périphérie des villes

Le président de la SAFER écrit : « La différence avec le monde d’avant, c’est qu’au-delà des discours, d’importants moyens sont mis à disposition par les collectivités pour acquérir du foncier et installer des jeunes. Cela va nécessiter, de la part de nos instances, d’évoluer dans leurs arbitrages, les schémas traditionnels devant être revus et, dans bien des cas, la filière alimentaire privilégiée ».
J’approuve totalement cette orientation et je souhaiterais que la SAFER exerce la plus grande vigilance face à l’accaparement des terres agricoles qui se poursuit en particulier en périphérie des zones urbaines. Les terres de ces périphéries pourraient en particulier être confiées à de jeunes agriculteurs bio pour offrir une alimentation de qualité aux habitants et à la restauration collective des villes proches. Cela implique, dans ces périphéries que la Safer sache résister à la pression des collectivités d’agglomération et des lobbies qui s’accrochent à une vision du monde dépassée et contraire à l’impératif de la lutte contre le dérèglement climatique. Cela implique que la Safer ne se laisse pas abuser pas les habillages verts qui sont maintenant d’usages pour masquer des projets (logistiques par exemple) d’un autre temps.



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