Pierre MICHELOT
(L'Isle sur la Sorgue)

Préserver les terres agricoles et préparer l’agriculture de demain

Tous les jours, en allant sur ma pépinière, je vois des tas de parcelles en friche, bien plates, desservies par le canal, et qui ne demandent qu’à être cultivées. Mais nombre de propriétaires fonciers n’osent pas louer leurs terres de peur de ne plus pouvoir les « récupérer », et préfèrent donc les laisser en friche. Il y a là un problème à résoudre.
De leur côté, nombre de « responsables politiques » ne voient dans ces friches qu’une réserve foncière facile à bétonner ou à goudronner. D’ailleurs, dans leur esprit, il semble que toute terre agricole, même cultivée, soit une zone d’inactivité puisqu’il leur suffit de donner un coup de baguette magique sur ces parcelles, sous couvert d’utilité publique, pour qu’elles deviennent une Zone d’activité ! Il y a là aussi un changement de mentalité à accompagner chez nos élus.
L’objectif est simple : préserver, voire sanctuariser les terres agricoles, pour permettre à la jeune génération, qui développera un autre modèle agricole que celui qui se dit « conventionnel » alors qu’il ne date que de 50 ou 70 ans, d’assurer l’autonomie alimentaire de nos territoires tout en préservant la qualité des sols, de l’environnement et de l’eau.
Et puis, remettons des arbres, des arbustes et des arbrisseaux diversifiés dans nos paysages agricoles : réinventons le bocage et sa riche biodiversité, base d’une agriculture saine et durable.



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